Parentalité bienveillante : et si la bienveillance commençait par soi-même ?

 

Cet article participe au carnaval d’articles organisé par Emma du blog www.ParentPlusQuImparfait.com. Le carnaval d’article offre l’opportunité aux blogueurs de publier autour d’un thème défini et d’échanger leurs points de vue. Aujourd’hui on se lance sur le thème de la parentalité avec le sujet suivant:  “Parentalité bienveillante : et si la bienveillance commençait par soi-même ?”. Un e-book compilant tous ces articles sera prochainement disponible. 

La parentalité bienveillante est un  terme souvent opposé à l’éducation dite classique, utilisant volontier les VEO (violences éducatives ordinaires). Je le définirai comme une volonté des parents d’accompagner leurs enfants avec empathie, compassion, patience et sérénité.

Lors de ma grossesse, je me projetais dans cette parentalité douce, à l’écoute des besoins de mon enfant, accompagnant ses émotions. Comme toute future maman je me projetais dans ma propre parentalité lorsque j’assistais à des scènes de la vie de famille de l’entourage ou d’inconnus. C’était une certitude que serai une maman douce et empathique envers mes enfants. Je n’hausserai jamais la voix et je serai toujours prête à leur accorder toute mon attention.

Et puis la réalité m’a vite rattrapée. Quelques semaines après la naissance de ma fille, je me suis retrouvée face à mon bébé dans une situation qui me dépassait. La fatigue déjà accumulée par ce rythme désordonné et les pleurs qui interrompent un sommeil rare me font perdre pied.  Je me suis vue craquer et m’effondrer à bout de force, ne sachant plus quoi faire pour apaiser mon bébé.

J’ai compris que la volonté d’appliquer une parentalité bienveillante ne serait pas suffisante. Il faudrait se donner les moyens, se surpasser et se battre pour maintenir ce cap. Parmi mes nombreuses lectures deux livres m’ont particulièrement aidés:  Au cœur des émotions de l’enfant d’Isabelle FILLIOZAT et Que se passe-t-il en moi? de la  même auteure. Ils m’ont appris à comprendre et à interpréter les réactions et les émotions que ressentent mon bébé. J’ai pu gérer ces réactions impulsives qui s’imposent face à des situations qui nous dépassent.

Et surtout j’ai développé une bienveillance envers moi même.

Cette étape a été essentielle pour m’apaiser et me concentrer sur ce dont j’avais vraiment besoin. Je gérais beaucoup de stress et d’impatience face à ma fille qui ne pouvait rester seule. Il lui était très difficile de me voir sortir de son champ de vision, de mon côté, je vivais mal de voir la journée défiler sans pouvoir accomplir les tâches que j’avais planifiées. M’occuper de ma fille et être présente pour elle résonnait comme une évidence mais le stress et la pression que je m’infligeais me faisaient passer à côté de l’essentiel: répondre à ses besoins de nourrisson. J’ai lu sur le sujet, beaucoup. J’ai appris à anticiper mes peurs, à décrypter ce qui résonnait en moi et à comprendre ce qui se jouait entre ma fille et moi. L’adage populaire dit “pour aimer les autres, il faut s’aimer soi même”, par extension j’ajoute:

“pour être bienveillant envers les autres, il faut l’être envers soi même”

J’ai développé de l’empathie et apprivoisé le lâcher-prise. La bienveillance que j’ai acquise et appliquée sur moi m’a permis d’avoir des rapports plus sereins et réfléchis avec mes enfants mais aussi avec autrui. Les répercussions se sont manifestées dans ma vie professionnelle et sociale. J’ai pu me libérer des chaînes que la société nous impose. Mon épanouissement passe par la présence auprès de mon enfant, répondre à ses besoins et écouter mes intuitions.  La pratique du cododo n’a plus été un problème, je suis plus sereine d’agir en fonction des besoins de mon bébé. Les barrières des “que va-t-on dire?”, “ça n’est pas comme ça qu’il faudrait faire” sont tombées. Les diktats de la société entravent de moins en moins mes décisions,

c’est un long cheminement qui est né.

Soyez prête à faire des erreurs et a les accepter. Certains jours la patience vous fera défaut.
Sachez vous excuser et vous pardonner.

La bienveillance s’apprend et s’entretient. Si la graine est plantée elle va germer et donner de jolies fleurs.

 

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