J’opte pour le lâcher prise dès la sortie de la maternité

 

Il est 14h00, dans quelques instants ma tante vient faire la connaissance du petit dernier de la famille. Je regarde autour de moi:  le linge n’est pas plié, l’évier déborde de vaisselle de la veille, je ne suis même pas encore habillée. Bébé tète il va ensuite falloir lui changer la couche.

Cette situation, je l’ai vécue, comme beaucoup de jeunes mamans.

Ma première réaction serait d’annuler la visite. Parce que je ne peux recevoir personne dans cette situation. Que vont ils penser? J’ai moi-même du mal à comprendre comment je peux en arriver là.    

Mais voilà le fait est qu’un bébé ça prend du temps. Et de l’énergie.   Beaucoup

Et puis, cette visite je m’en réjouis, je suis ravie de présenter mon merveilleux bébé et discuter me fera le plus grand bien.

Je décide donc de lâcher prise, de me libérer de ces pressions sociétales qui me dictent mes priorités. Je vais à l’essentiel. Ma tante fera connaissance de mon bébé dans une maison loin d’être digne d’un magazine déco. Et alors? Que restera t il de ce moment? Je doute que ce soit le souvenir du tas de linge sur le canapé ou des quelques miettes que l’on essuiera à la hâte avant de prendre un café. On se remémorera cette première rencontre, ces précieux échanges et ces chaleureuses accolades.

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C’est ça le lâcher prise.

C’est savoir voir l’essentiel et en profiter.

C’est faire tomber les obstacles qui nous séparent du moment présent.

C’est savoir s’émanciper du regard critique des autres.

C’est un exercice compliqué à mettre en place, mais comme tout c’est une question d’entraînement. Plus vous le mettrez en place plus cela deviendra une évidence.

Le principe du lâcher prise est de prendre du recul face à un événement qui nous provoque une émotion négative (colère, peur, frustration, stress..).  Dans un premier temps il faut identifier cette émotion, puis la rationaliser. C’est à dire la dédramatiser ( une corbeille à linge pleine est elle réellement stressante?). Maintenant que je me demande quelle est ma priorité (profiter d’un moment en famille ou plier une panier de linge?).

Et bien sûr aux oubliettes le “que va-t-on penser de moi?”. Ceux qui ne vous comprennent pas sauront prendre leur distance face à votre détermination.

Avez-vous déjà vécu cette situation? Comment l’avez vous gérée?

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2 commentaires

  • Pierre-Favre

    En lisant ce passage “dans une maison loin d’être digne” je sentais monter en moi un sentiment de désapprobation, jusqu’à lire la suite “d’un magazine déco”, ou le soulagement est apparu 🙂
    Oui je partage totalement cette vision de la vie où les apparences sont remise à leur juste place, où le sens de priorité est l’allier du bon sens, et où on a pas besoin d’être l’incarnation de la perfection parce que nous sommes des humains!
    Oui il arrive qu’il y ai du désordre dans ma maison, oui il m’arrive (souvent) d’avoir du linge non rangé, oui il y a des affaires qui traînent par terre mais, comme ma maison n’est ni une piste de bowling ni un bloc opératoire, je m’en moque. Et si j’ai le choix entre recevoir mes amis ou ranger ma maison, je choisi mes amis. Si j’ai le choix entre ranger ma maison et m’occuper de mes enfants, je choisi mes enfants. Et si, a un moment ou a un autre, il me coûte plus de constater le désordre que d’avoir une maison bien rangée, bien propre, je la range et la nettoie.
    Mes amis le savent, les accueillir dans une maison qui n’est pas parfaite, c’est les accueillir dans ma maison, et c’est partager une amitié.
    De toute façon, je ne demande pas à être aimé ou compris. Je donne mon amitiés et souhaite la recevoir, de ceux qui ont compris, que la valeur d’une personne ne peut se mesurer à sa capacité à travestir sa vie du quotidien, en vie rendu “enviable” par une image toute cosmétique.

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